
Cette œuvre fait partie d’un diptyque pour le bâtiment de l’ENPJJ de Roubaix.
Les deux œuvres de ce diptyque (implanté dans un ancienne filature transformé en bâtiment public), mettent en exergue des références et retours croisés à l’histoire de l’art (les minimalistes Carl André et Donald Judd), à l’art cinétique des années 70, au premier métier à tisser industriel inventé en Angleterre, à l’histoire du lieu lui-même et de ses usages, et à l’architecture de la nouvelle extension du bâtiment, créée pour agrandir les espaces pour cette Ecole Nationale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse.
L’énergie produite par l’œuvre photovoltaïque mur de pv est consommée en temps réel par le bâtiment, dans ce que je nomme un travail de »lumière inversée ».
Un compteur est relevé annuellement et le nombre de kw produits par cette œuvre est réintroduit dans le logiciel gérant l’œuvre lumière ‘’fading jenny 0 à 100’’ qui le répartit en tranches de 2 h, pour l’année suivante. L’œuvre lumière versatile et générative peut, selon le sous-programme aléatoire lancé par tranches, épuiser son quota d’énergie avant la fin d’une tranche et donc rester inactive, éteinte jusqu’au début la tranche horaire de 2h suivante.
Les panneaux photovoltaïques marrons employés sont positionnés avec de légères différences d’angles pour créer un camaïeu de teintes depuis l’atrium. De plus près, la surface parait plus homogène et réfléchissante. Elle devient miroir qui reflète le ciel en haut de l’escalier, avec plus ou moins de variations suivant les axes de vision et du soleil. L’aléa est donc ici distanciel, analogique et climatique (quand il est génératif et numérique dans l’œuvre lumière électrifiée du sas).
Mur de pv a été créée non seulement pour compenser énergiquement fading jenny 0 à 100, mais aussi pour pallier une erreur de plan de toiture et ainsi masquer, tel un paravent, un ensemble de machineries de ventilation qui étaient visibles involontairement depuis l’atrium.






