fading jenny 0 à 100
diptyque - compensation énergétique par œuvre photovoltaïque ''mur de pv'' - commande publique - 1% artistique pour l’Ecole Nationale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse - Roubaix - 2008 / 77 profilés d'aluminium - leds - plexiglas semi-transparent gris anthracite - gradateurs - programme génératif / dimensions 120 x 200 cm

 

Cette œuvre fait partie d’un diptyque pour le bâtiment de l’ENPJJ de Roubaix.
Les deux œuvres de ce diptyque (implanté dans un ancienne filature transformé en bâtiment public), mettent en exergue des références et retours croisés à l’histoire de l’art (les minimalistes Carl André et Donald Judd), à l’art cinétique des années 70, au premier métier à tisser industriel inventé en Angleterre, à l’histoire du lieu lui-même et de ses usages, et à l’architecture de la nouvelle extension du bâtiment, créée pour agrandir les espaces pour cette Ecole Nationale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse.

 

L’énergie produite par l’oeuvre photovoltaïque mur de pv est consommée en temps réel par le bâtiment.

Un compteur est relevé annuellement et le nombre de kw produits par cette œuvre est réintroduit dans le logiciel gérant l’œuvre lumière électrifiée fading jenny 0 à 100 qui le répartit en tranches de 2 h, pour l’année suivante. L’œuvre lumière versatile et générative peut, selon le sous-programme aléatoire lancé par tranches, épuiser son quota d’énergie avant la fin d’une tranche et donc rester inactive, éteinte jusqu’au début la tranche horaire de 2h suivante.

 

Placée dans le sas, et donc visible depuis l’intérieur et l’extérieur du bâtiment de jour comme de nuit, l’œuvre lumière forme une entité phénoménologique et utilise plusieurs sous-programmes, plus ou moins aléatoires, qui entrelacent des rythmiques souvent lentes inspirées par la pyrotechnie des vers luisants. L’œuvre met en résonance le passé industriel du site (ancienne filature aux fenêtres murées) et opère par une mise en abîme dans les baies du sas, et plus trivialement, par un jeu de symétrie avec son tapis.

 

La nuit, la lumière n’est plus restreinte à la surface de l’œuvre. Elle inonde le sas et les deux surfaces vitrées mettent l’œuvre en abîme.